Le vendredi 14 juin 2019, les syndicats appellent à une grève des femmes qui se déroulera sous le mot d’ordre «Plus de temps, plus d'argent et du respect!». Partout en Suisse, des arrêts de travail, des pauses de protestation, des grèves, des manifestations, des rassemblements, des flash mobs et autres actions sont prévus.

La grève des femmes 19 n’est pas une grève au sens juridique du terme, c’est pourquoi un éventuel arrêt de travail ne serait pas couvert par le droit de grève. Il s’agit plutôt de rassemblements politiques qui ne sont pas directement liés à un contrat de travail concret.

Employeurs Banques a été sollicité à plusieurs reprises par des établissements membres qui sont confrontés à des demandes de congés de la part des commissions du personnel ou directement par des employés afin que ces derniers puissent assister à ces événements. L’association reconnaît que les manifestations politiques légales sont des éléments importants pour la formation de l’opinion et la participation au processus démocratique. Dans ce contexte, Employeurs Banques pense que les établissements membres devraient permettre, sur demande, de participer aux manifestations organisées dans le cadre de la grève des femmes, à moins que des raisons opérationnelles ou organisationnelles ne s’y opposent. Toutefois, la participation à de telles manifestations n’est pas liée à l’exercice de l’activité professionnelle et doit donc avoir lieu pendant le temps libre. Les dispositions contractuelles et légales habituelles s’appliquent (horaire flexible, temps libre, congés, etc.).

Les partenaires sociaux du secteur bancaire (Société des employés de commerce et Association suisse des employés de banque) renoncent expressément à appeler à l’arrêt de travail. Les actions envisagées devraient plutôt attirer l’attention sur l’amélioration de l’égalité entre les hommes et les femmes (port de foulards et de boutons violets etc.) sans nuire à la relation de travail.